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Avoir un chien, ce n’est pas posséder.

Avoir un chien, c’est être.

Ce n’est pas être « propriétaire ».

C’est être « responsable ».

Ce n’est pas être « maître ».

C’est être « partenaire ».

Le vrai « maître », c’est le chien.

Pas parce qu’il nous domine, mais parce qu’il nous enseigne.

Avoir un chien, c’est exister.

C’est exister pour un être qui n’a d’yeux que pour vous. Qui ne vit que pour vous.

Ce n’est pas céder à un « il est trop mignon », à un caprice ou à une pulsion.

Même s’il en faut un peu, du caprice.

Il faut être capricieux envers soi-même pour avoir le courage de sauter le pas, de se dire un jour « je ne serai plus un. »

Deux, on peut l’être pendant plus de 15 ans.

Il faut une part de courage pour décider d’avoir deux ombres pendant si longtemps.

Mais avoir un chien, ce n’est pas

« je prends ce qui m’arrange ».

Ce n’est pas prendre le mignon, la douceur et l’affection, et faire abstraction du reste.

Ce n’est pas demander à un animal d’être une peluche ou un robot.

C’est accepter l’imperfection.

C’est se faire à l’idée que tous les chiens ne sont pas exactement comme on les avait rêvés.

C’est s’adapter à lui autant que lui fait d’efforts pour s’adapter à nous.

C’est apprendre à le comprendre et même à l’anticiper.

C’est lâcher son écran pour lancer une balle. C’est enlever ses chaussons et mettre ses chaussures.

C’est quitter sa couette pour sortir dans le froid et sous la pluie.

C’est ramasser des crottes, éponger des vomis ou d’éventuels pipis.

C’est aller chez le vétérinaire de nuit, un jour férié. C’est faire face aux contrariétés, de la bêtise la plus anecdotique à la douleur la plus insurmontable.

C’est dépasser les incompréhensions en se donnant les moyens de bâtir une relation forte, saine et harmonieuse.

Et digne, jusqu’au bout.

Avoir un chien, c’est avoir ce que les autres appellent des « contraintes ».

Mais avoir un chien, c’est être convaincu que ce que les autres appellent des « contraintes »... n’en sont pas.

Parce que tout ce qui peut être considéré comme une contrainte est précisément ce dont le chien a besoin.

Par amour, il faut répondre à ces besoins.

Et aucune preuve d’amour sur Terre n’est une contrainte.


Auteur anonyme


Dernière mise à jour : 16 mars 2023

Alexa Capra - Gentle Team - Facebook post 12 mars 2023


Qui est le chien difficile ?

Qu'est-ce qui le rend difficile ?


Parfois, les préjugés se fondent uniquement sur l'apparence.


Si un chien appartient a une certaine race, alors c’est certainement un chien difficile. Un de ces chiens que les "novices" ne peuvent pas vivre avec. Comme si le fait d'avoir eu d'autres chiens vous préparait à vivre avec un chien "difficile". Parfois, le chien difficile est celui qui pose des problèmes aux personnes avec lesquelles il vit :

  • qu’il aboie trop

  • qu’il a essayé de tuer le chat

  • qu’il a peur ou qu’il est agressif

Je vit depuis 13 ans avec une chienne "difficile". Peu sûre d’elle, elle a tendance, en cas de problème, à utiliser l'agression comme moyen de s'en sortir. Jamais avec moi. Mais avec le reste du monde, elle a toujours été traitée avec prudence. Je pense qu'elle est l'un des chiens les plus "faciles" avec lesquels j'ai jamais vécu. Elle lit dans mes pensées et ferait n'importe quoi pour me rendre heureuse. Mais de temps en temps, je la regarde et je pense à ce qu'elle serait devenue dans une vie différente. En ville, avec des gens qui avaient des attentes sur ce qu'elle devait être, avec quelqu'un qui, vu son apparence, aurait cru qu'il devait utiliser "certaines méthodes".


Le chien, est-il "difficile" parce que quelque chose ne va pas dans sa vie?


Les chiens essaient de s'adapter à nous, mais ils n'y parviennent pas toujours. Nous sommes sans aucun doute l'écosystème le plus complexe de la planète. Aucun animal ne doit faire face à autant de variables, de limites et d'exigences qu'un chien. Parfois, j'imagine ce que c'est pour un chien d'être choisi, de se retrouver dans la vie de quelqu'un. Sans possibilité de dire non, de changer, sauf si la personne qui l'a choisi décide de le donner à quelqu'un d'autre - si cela lui convient. Je connais des chiens considérés comme "difficiles" qui ont eu une seconde vie, et dans cette seconde vie, ils s'emboîtent comme les pièces d'un puzzle.


Je travaille depuis 30 ans (tout pile) pour aider les chiens en difficulté. Et chaque fois que j'ai un chien devant moi, je sais qu'il existe quelque part un monde où la vie n'est pas "difficile" pour ce chien. Ce qui est difficile, c'est d’amener le chien et son maître dans ce monde.

Photo de Daniele Robotti

Traduction de Mauro Altomare

Quand on perd un chien ça nous laisse un vide… mais quand on adopte un chien on sait qu’en principe il va mourir avant nous, qu’on l’accompagnera et il nous accompagnera pour un temps limité, si on peut dire comme ça… car est-ce que le temps est limité ?

Sampa est arrivée chez nous assez rapidement, au moment où je me suis sentie prête à reprendre un chien. C’étais pendant le souper de fin d’année 2009 que j’en ai parler à Céline et 2 jours après elle nous a accompagné chez Marie-Reine pour la rencontrer.


C’était le coup-de-foudre, elle nous a sauté dessus et il n’y a pas eu de retour en arrière. Elle avait 7 mois, on a commencé à faire connaissance, en faisant des promenades ensemble jusqu’au 22.02.2010, quand on a signé les papier auprès de la Fondation Suisse Romande chiens guides d’aveugle et on l’a enfin ramené chez nous. 12 ans – c’est pas mal comme partage de vie avec un chien. Puis le 11.12.2021 elle s’en est allée aussi rapidement qu’elle était arrivée.


Les chiens nous accompagnent d’une façon très spéciale. Ils dépendent de nous, mais nous dépendons d’eux aussi. Ils partagent avec nous des moments que personne d'autre ne peut partager de la même manière, et c’est un vrai privilège de pouvoir vivre ces moments avec un chien.


Sampa a fait don de ce cadeau à beaucoup du monde. C’était son destin. Elle n’a pas suivi le parcours prévu, celui d’accompagner une personne aveugle, mais je pense que c’est parce qu’elle avait trop à donner pour se consacrer à une seule personne. Dans sa vie Sampa a aidé énormément de monde. La liste est vraiment trop longue, mais je pense qu’elle a vraiment réussi à donner son énergie et son esprit de paix et de calme à plein de monde qui n’ont pas de chien, qui ne veulent ou ne peuvent pas avoir de chien, et ainsi elle a complété leur vie.


Maintenant qu’elle n’est plus là, c’est à nous de garder en mémoire tout ce qu’elle nous a donné. Quand son souvenir surgit lorsqu’on est triste ou fâché – son esprit calme sera en nous pour nous guider. Il faut juste être ouvert et la laisser entrer, et la sentir.

Cecilia & Nikki



Si vous voulez faire un don à la FONDATION ROMANDE POUR CHIENS GUIDES D’AVEUGLES visitez le site https://www.chienguide.ch/fr/ soutenez-nous/dons







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